Linde Van de Sompel: Project Engineer

Linde Van de Sompel, 28 ans, travaille comme ingénieure de projet chez Actemium. À ce titre, elle suit les projets de A à Z et est l’interlocutrice privilégiée du client. Elle analyse les problématiques techniques des entreprises agroalimentaires et les traduit en solutions solides, tant sur le plan fonctionnel que technique. Pour ce faire, elle fait appel à des collègues possédant l’expertise requise et assure le suivi de la mise en œuvre pratique des solutions.

« Même sans bagage en automatisation, VINCI Energies m’a fait confiance pour progresser pas à pas dans ce métier. » 

  • Nom : Linde Van de Sompel
  • Âge : 28 ans
  • Formation : Master en bio-ingénierie : sciences alimentaires et nutrition (UGent)
  • Fonction : Ingénieure de projet
  • Loisirs : Sport, piano et voyages

Vous êtes arrivée chez Actemium comme bio-ingénieure, sans expérience en automatisation. À quel moment ce virage technique vous a-t-il semblé être le bon ?

Linde : Après un an et demi dans une fonction de recherche et développement, j’ai réalisé que je souhaitais m’orienter davantage vers la technique. Le poste d’ingénieure en automatisation me semblait intéressant, mais en tant que bio-ingénieure, ce choix n’était pas évident, car, pour être honnête, je ne connaissais pas grand-chose à l’automatisation. J’ai également postulé dans une autre entreprise, mais ils recherchaient là-bas quelqu’un possédant un diplôme spécifique en automatisation. Chez Actemium, ils ont cru en ma capacité à apprendre le métier sur le terrain. Cela m’a donné confiance. J’ai commencé en tant qu’ingénieure junior en automatisation, un poste dans lequel je passais presque tout mon temps à programmer, puis j’ai également participé au démarrage d’installations chez les clients. C’est ainsi que j’ai appris l’automatisation de l’intérieur. J’ai beaucoup appris en autodidacte, mais surtout grâce à l’accompagnement et au partage des connaissances au sein de l’équipe. Je n’ai jamais été livrée à moi-même. Le fait qu’il y ait déjà chez Actemium une collègue qui, en tant que bio-ingénieure, avait trouvé sa voie dans l’automatisation, m’a donné une confiance supplémentaire. Cela prouvait que mon profil n’était pas une exception ici, mais qu’il pouvait justement être précieux. 

Qu’est-ce qui vous donne le plus d’énergie aujourd’hui dans votre rôle d’ingénieure de projet ?

Linde : En tant qu’interlocutrice du client, je trouve passionnant d’analyser les questions techniques des entreprises agroalimentaires et d’y apporter la solution adéquate. C’est souvent un véritable puzzle : quelle est la demande exacte, quelle approche convient et de quelle expertise avons-nous besoin ? C’est aussi là que réside la force de VINCI Energies. Nous pouvons faire appel à des collègues possédant des expertises variées, ce qui nous permet d’apporter davantage au client et de continuer nous-mêmes à découvrir différentes facettes du métier. Après mes débuts en tant que programmeuse, j’ai remarqué qu’outre le travail technique, je souhaitais également avoir davantage de contacts avec les clients. Cet aspect social me manquait un peu. Lorsque j’en ai fait part à mon responsable, il m’a immédiatement écoutée. Il m’a donné l’occasion de participer davantage aux échanges avec les clients et de continuer à évoluer dans cette direction. Aujourd’hui, c’est surtout cette combinaison qui me procure de la satisfaction : apporter une réflexion technique, mais aussi dialoguer avec le client et trouver ensemble une solution.

Comment vivez-vous le fait de travailler en tant que femme dans un secteur où les femmes sont encore peu visibles ?

Linde : Au début, cela m’effrayait un peu. À mes débuts, mon équipe était entièrement composée d’hommes. Lors du processus de sélection, j’ai pu m’entretenir avec une collègue et lui poser des questions. Cela m’a rassurée. Au sein de mon équipe, je n’ai jamais été confrontée à des préjugés. Dès que l’on apprend à connaître les gens, on se sent rapidement à l’aise. Je pense néanmoins qu’une meilleure mixité est importante. Des perspectives et des styles de communication variés rendent une équipe plus ouverte, surtout lorsque les projets sont complexes et que différentes personnes doivent collaborer. Au contact des clients, je remarque parfois que les gens ne s’attendent pas toujours à voir une femme dans ce rôle. Mais avec le temps, ils apprennent à me connaître et voient ce dont je suis capable. C’est précisément pour cela que la visibilité est si importante. Plus les femmes occupant des postes techniques seront visibles, plus vite d’autres femmes se diront : peut-être que cette place est aussi pour moi. À la jeune femme que j’étais, je dirais : doute moins de toi et ose montrer ce dont tu es capable. Et aux femmes qui hésitent aujourd’hui : essayez. Ne vous laissez pas décourager parce qu’un secteur semble « masculin ». Si cela vous intéresse, donnez-vous cette chance.