Cynthia Rusagara: Project Assistant

Cynthia Rusagara, 32 ans, est Project Assistant chez Omexom. À ce titre, elle participe à la préparation et à la coordination de projets énergétiques en Wallonie. Elle gère les plans d’installations haute et basse tension, organise les aspects logistiques et fait office de point de contact pour les équipes de chantier en cas de questions pratiques. Elle se rend aussi régulièrement sur chantier pour suivre l’avancement des projets et rester en contact avec les équipes sur le terrain.

« Tout ce qui semble nouveau et
intimidant peut finalement s’avérer
une expérience positive. »

  • Nom : Cynthia Rusagara
  • Âge : 32
  • Études : Bachelier en International Business Management (Odisee) et Master en Économie (KU Leuven)
  • Fonction : Project Assistant
  • Passe-temps : Voyager et passer du temps avec les amis et la famille

Vous avez quitté le monde de la finance et de la vente pour un secteur que vous ne connaissiez pas encore. Pourquoi ?

Cynthia : Ce choix était parfaitement réfléchi. À mon ancien poste, j’ai beaucoup appris sur la finance, le conseil et la vente. Dans cet environnement très compétitif, la performance occupait une place centrale, et cela a certainement contribué à forger la personne que je suis aujourd’hui. Au bout d’un moment, j’ai fini par me rendre compte que ce monde ne me correspondait pas tout à fait. Je ne voulais plus avoir l’impression d’être un simple numéro dans une grande organisation. Je voulais évoluer dans un environnement où les défis et les relations humaines sont mieux équilibrés. J’ai également besoin de nouveauté : lorsque tout devient trop prévisible, je me sens rapidement démotivée. C’est pourquoi j’ai délibérément choisi d’explorer un secteur qui m’était totalement inconnu. Le monde de l’énergie et des infrastructures me semblait particulièrement intéressant, justement parce que j’avais encore tant à y apprendre. Chez VINCI Energies, j’ai réellement cette chance. Je travaille quotidiennement avec des plans d’installations haute et basse tension, je suis des formations en sécurité et j’échange régulièrement avec des ingénieurs pour mieux comprendre les aspects techniques. Ce qui m’a surtout frappée, c’est que malgré sa taille, l’organisation reste très humaine. Les collègues se connaissent par leur prénom et il y a une réelle attention portée au bien-être de chacun dans cet environnement multiculturel. 

Vous êtes la seule femme dans une équipe d’environ 24 personnes. Comment vivez-vous cette situation ?

Cynthia : Travailler dans un milieu majoritairement masculin ne m’a jamais freinée. Étant donné que je suis assez directe et que je dis ce que je pense, je me sens à l’aise dans un environnement où la communication est souvent très claire : on sait immédiatement à quoi s’en tenir. En même temps, je remarque que ma présence apporte un plus à l’équipe, non seulement parce que je suis la seule femme, mais aussi parce que je viens d’un autre univers professionnel. Je pose régulièrement des questions sur des choses évidentes pour les autres. Pourquoi faisons-nous cela de telle manière ? Peut-on être plus efficace ? Parfois, un regard neuf contribue à mieux cerner les processus. Pour moi, la diversité est avant tout une question de complémentarité. Des perspectives différentes renforcent une équipe. Alors que certains se concentrent sur la rapidité et l’action, d’autres s’intéressent davantage à la structure et aux détails. Lorsque ces perspectives se rejoignent, on obtient souvent de meilleures solutions. Je le remarque aussi dans ma collaboration quotidienne avec mes collègues.

Qu’est-ce qui vous a donné la confiance nécessaire pour oser explorer de nouvelles voies dans votre carrière ?

Cynthia : Cela vient en grande partie de mon éducation. J’ai grandi dans une famille composée de femmes fortes. Ma mère et mes sœurs ont toutes trouvé leur voie professionnelle : une de mes sœurs travaille dans le secteur financier à Dubaï, une autre est médecin et une troisième est huissière de justice. Elles m’ont toujours appris qu’il fallait aller de l’avant pour atteindre ses objectifs. Cette mentalité m’a donné la confiance nécessaire pour oser franchir de nouvelles étapes dans ma carrière. Elle a aussi influencé ma vision du leadership. Les femmes apportent souvent une autre manière de penser : elles ont une vue d’ensemble, essaient d’anticiper davantage et prêtent attention aux détails. Cette combinaison peut être un véritable atout dans des fonctions de direction. Mon conseil aux jeunes femmes est donc très simple : osez essayer et ne vous imposez pas de limites. Vous ne voulez pas regretter plus tard les opportunités que vous n’avez pas saisies. Tout ce qui semble nouveau ou intimidant peut finalement s’avérer une expérience très positive.